es principales organisations internationales de défense des Droits de l’Homme condamnent unanimement les persécutions brutales du mouvement bouddhiste Falun Gong et de diverses confessions chrétiennes par le gouvernement chinois. Le rapport d’Amnesty International (mars 2000) révèle qu’au moins 77 membres de Falun Gong sont morts en détention et que des dizaines de milliers d’autres ont été détenus arbitrairement par la police, certains de manière répétée pendant de courtes périodes, et ont fait l’objet de pressions visant à les faire renoncer à leurs convictions. Nombre d’entre eux auraient été torturés ou maltraités en détention, certains ayant été internés dans des hôpitaux psychiatriques.
Dans la foulée, les officiels chinois ont procédé à un démembrement des églises chrétiennes à l’échelle nationale ; 1 500 églises ont disparu ou ont été détruites.
Alors comment expliquer la présence d’Alain Vivien, responsable de la Mils, en tant qu’observateur à un colloque sur les sectes, organisé à Pékin en novembre dernier par les autorités chinoises ?
Pourquoi Alain Vivien, qui évoque en permanence les Droits de l’Homme, n’a-t-il pas dit un mot pour dénoncer les agissements du régime chinois ? Ce silence est inquiétant, surtout lorsque l’on sait que le même a mené une campagne contre le premier amendement de la Constitution américaine, protecteur de la liberté religieuse pour tout citoyen.
Un article paru en novembre dernier dans la revue «Regard», publication d’une association de lutte contre les sectes, anciennement dirigée par le même Alain Vivien, précise à propos de ce voyage en Chine, que « La France est souvent citée en exemple [...]. Les représentants au symposium ont reçu un accueil chaleureux et ont fait l’objet d’une écoute particulièrement attentive.»
Le 13 mai dernier, le Hong-Kong Mail rapportait que le gouvernement chinois travaillait sur un projet de loi visant à mettre hors-la-loi le mouvement Falun Gong. D’après ce reportage, « le texte de loi que la France s’apprête à faire passer en juin prochain permet au gouvernement de mettre hors-la-loi une organisation dont une “branche” a été étiquetée comme “secte dangereuse” dans un pays étranger. Elle crée également un délit de manipulation mentale. »
Comme l’explique le secrétaire général de la MILS, Denis Barthélémy, second d’Alain Vivien, au service Information de l’agence de presse U.P.I. : « En Europe, nous considérons plutôt que les libertés fondamentales devraient avoir des limites fixes et légales » !